Je m’adresse à vous au moment où je m’apprête à quitter l’Assemblée nationale. J’aurais souhaité le faire dans des circonstances politiques plus favorables. Je regrette profondément que Nicolas Sarkozy ait perdu de si peu l’élection présidentielle. Il a su se montrer à la hauteur de la crise sans précédent qui s’est abattue sur la France et le monde. Peu d’hommes y seraient parvenus. Je crains malheureusement que les Français ne s’en aperçoivent trop tard.
Cette défaite renforce ma conviction qu’une nouvelle génération doit prendre le relais et mener une opposition énergique au nouveau Président. Une page s’est tournée le 6 mai. Nous devons en tenir compte et faire le choix de l’avenir à droite. Se tourner vers le passé serait une lourde erreur. C’est le choix que j’ai fait lorsque j’ai décidé de ne pas me représenter pour permettre le renouvellement de la classe politique.
Plutôt que de durer, mon objectif a toujours été d’être utile. Dans cet esprit, j’ai publiquement apporté mon soutien à la candidature de Brigitte Kuster dans la 4e circonscription de Paris. Cette nouvelle circonscription, qui se situe pour les deux tiers dans le 17e, est issue du redécoupage électoral de 2009 qui a conduit à la suppression d’une circonscription à l’ouest de Paris, en l’occurrence celle de Bernard Debré.
Brigitte Kuster, maire du 17e depuis 4 ans et élue depuis 11 ans, est une responsable politique intelligente et jeune qui s’investit sans compter dans cette circonscription qu’elle habite depuis 30 ans. Elle a prouvé par son engagement quotidien qu’elle savait diriger l’un des plus grands arrondissements de Paris (arrivée de la Cité judiciaire, amélioration de la desserte en transports en commun…). Au regard du bilan qui est le sien, Brigitte Kuster est incontestablement la plus qualifiée pour représenter les habitants de la 4e circonscription.
Au-delà, il est temps pour la droite parisienne de se renouveler en profondeur afin de proposer aux Parisiens une alternative crédible à la gauche en 2014. Permettre à de nouvelles personnalités d’accéder aux plus hautes fonctions politiques à Paris est la seule manière d’y parvenir.
Je vous prie de croire, Chère Madame, Cher Monsieur, à l’expression de mes sentiments distingués.
Françoise de Panafieu
Députée de Paris
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